
Internet n’est pas accessible à tous! La fracture numérique qui isole un grand nombre des populations les plus modestes est aujourd’hui une cause majeure d’exclusion. Pour exemple, plus de 91% des chercheurs d’emplois utilisent Internet pour leur démarche.
Des mesures doivent être prises, notamment concernant les équipements numériques mais aussi le prix du service Internet. C’est ce dernier qui fait l’objet depuis mars dernier, d’une étude par l’Autorité de la Concurrence. L’idée est de créer un tarif social du net pour que les foyers modestes puissent avoir des prix préférentiels. Cela s’articulerait via une labellisation des FAI (fournisseurs d’accès internet) qui proposeraient une offre au-dessous d’un certain plafond. Cette démarche doit s’accompagner d’autres mesures comme la promotion d’espace numérique public.
Cette mesure est jugée compatible avec le droit de la concurrence mais il faut que tout opérateur puissent y accéder de manière effective. De plus, ce service est un moyen de combler un manque à gagner pour le marché des télécommunication et « corriger une défaillance du marché et à remplir un objectif d’intérêt général » (propos de l’AdlC).
Une table ronde est organisée le 13 septembre prochain pour un échange entre les FAI et le ministre en charge de l’industrie et de l’économie numérique, accompagné par le secrétaire d’État en charge du commerce et de la consommation.